La légende de la Marzelle du château de Briançon [Loire-Authion (Maine-et-Loire)]

Publié le 19 octobre 2023 Thématiques: Accident , Bergère , Chant , Château , Fantôme , Lieu hanté , Meurtre , Mort , Noblesse , Origine , Origine de bruits , Origine d'un lieu , Origine d'un nom ,

Château de Briançon
Château de Briançon. Source Booking.com
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Source: Fraysse, Camille / Le Folk-Lore du Baugeois, recueil de légendes, traditions, croyances et superstitions populaires (1906) (moins d'1 minute)
Lieu: Château de Briançon / Loire-Authion / Maine-et-Loire / France

Vers la fin du XVII e siècle, le château de Briançon, à Bauné, appartenait au duc Gaston de Roquelaure, pair de France. Une petite bergère, nommée la Marzelle, éprise de ce seigneur, venait chaque nuit chanter sous les fenêtres du château, mais le châtelain restait insensible à ses accents. Importuné enfin des mélodies de la bergère, qui troublaient son sommeil, celui-ci la tua et la fit enterrer au milieu du parc, dans un endroit qu'on nomme encore aujourd'hui la Marzelle.

D'après la légende, le fantôme de la victime erre depuis cette époque chaque nuit autour de l'habitation ; aucune végétation n'a voulu croître sur son tombeau.

L'endroit existe toujours dans le parc ; c'est une sorte de cuvette inculte, pleine d'eau l'hiver, et qui est le rendez-vous favori des sangliers de la région.

Les fauves du voisinage ne semblent pas s'effaroucher du spectre de la Marzelle, mais les gens de la contrée croient toujours à l'apparition du fantôme de la petite bergère.

Il existe une variante de cette légende que l'on raconte ainsi qu'il suit : Autrefois, une jeune bergère gardait ses brebis dans les dépendances du château de Briançon, non loin d' une porte du château nommée « La Porte Rouge ». Voulant profiter de la solitude qui l'entourait, elle se mit en devoir de se peigner ; mais, alors qu'elle avait la tête baissée et qu'elle était presqu'entièrement recouverte par son abondante chevelure, un garde de la propriété, nommé La Marzelle, la prenant pour une pièce de gibier, tira sur elle et la tua. Elle fut enterrée à l' endroit même, qui porte depuis, en souvenir de cet évènement, le nom de La Marzelle. Les gens du pays n'approchent de ce lieu qu'en tremblant, car, chaque soir, le fantôme de la bergère apparaît et lance aux échos environnants les accents plaintifs de son éternelle chanson.


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