La légende du basilic de la Torre del Gallo [Firenze (Città Metropolitana di Firenze / Italy)]

Publié le 18 décembre 2023 Thématiques: Animal , Basilic , Bougie , Coq , Eau bénite , Maladie , Prêtre | Curé , Serpent , Tour ,

Torre del Gallo
Torre del Gallo. Source Sailko, CC BY 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by/3.0>, da Wikimedia Commons
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Source: Leland, Charles Godfrey / Legends of Florence: Collected from the People, Volume 2 (1896) (2 minutes)
Contributeur: Fabien
Lieu: Torre del Gallo / Firenze / Città Metropolitana di Firenze / Italie

La Torre del Gallo est une très ancienne tour située sur une colline au-delà de San Miniato. Elle était autrefois une source de terreur pour tous ceux qui devaient passer à proximité la nuit. Certains y voyaient un énorme serpent qui semblait vouloir les poursuivre, tandis que d’autres y rencontraient un diable – deux véritables visions d’horreur. Et ceux qui se vantaient de n’avoir aucune peur, et qui osaient la passer de nuit, étaient sûrs d’entendre sortir de la tour des sifflements et des cris stridents si effrayants que ceux qui les percevaient tombaient malades d’effroi puis ne tardaient pas à mourir à petit feu.

Puis, des enfants commencèrent à disparaître. Personne ne savait où ils étaient ni ce qu’ils étaient devenus, et une maladie, mélange de peur et d’horreur, s’empara de tous ceux qui habitaient près de l’endroit. Personne ne trouvait l’origine de ce mal ; tout ce que l’on savait, c’était que la joie et l’espoir avaient quitté les malades, et ceux-ci, désespéré, attendaient la mort.

Or, près de cette tour habitait un prêtre, sur qui la terreur et la maladie n’avaient aucun pouvoir. Un après-midi d’une journée chaude, alors qu’il n’arrivait pas à faire la sieste, regardant par sa fenêtre, il vit un être étrange et gigantesque, moitié serpent et moitié coq.

Le prêtre prit son fusil, le chargea avec une bougie en cire, prépara un grand bassin, et tira sur le coq-serpent. Il avait si bien préparé son coup que la créature tomba dans le bassin d’eau bénite, dans lequel elle vida tout son venin, de sorte que l’eau devint d’un vert profond. Une fois cela fait, l’esprit maléfique perdit son pouvoir, et la peur et la maladie quittèrent les âmes de ceux qui habitaient alentour. Plus miraculeux encore, les enfants réapparurent. Tous, parents et anciens malades, allèrent remercier le prêtre.

Et c’est ainsi que le nom de la Torre del Gallo est apparu pour la première fois, car, comme on le dit, le serpent était né d’un coq, d’où sa forme moitié coq – e così va avanti sempre la Torre del Gallo. (et ainsi, continue toujours la Tour du Coq).

Vous aurez évidemment reconnu un basilic dans le portrait de ce monstre mi-serpent, mi-coq.


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