Il y a environ cinquante ans, on avait encore l’habitude de mener les chevaux au pâturage et de les y laisser toute la nuit. Ainsi arriva-t-il un jour que plusieurs gardiens surveillaient ensemble, dans un champ de trèfle près du château de Heringen, à l’endroit appelé « op Hergen » (territoire de Waldbillig), les chevaux qu’on leur avait confiés. On s’était assis en cercle. À côté du champ de trèfle se trouvait un champ de blé. L’un des chevaux avait déjà été plusieurs fois chassé du champ de blé par son gardien. Quand il y retourna de nouveau, le gardien bondit et le ramena vers le trèfle en disant : « Si tu y retournes encore, que le diable t’emporte — même si c’est le diable de Heringen ! »
Alors, du côté du château, un bouc arriva en volant dans les airs ; il se mit à courir çà et là dans le champ, en crachant sans cesse du feu.
Communication du maître d’école Franck, à Waldbillig.


