La légende de la guérison de Charlemagne à la fontaine d'Helpert [Helperknapp / canton de Mersch / Luxembourg]

Publié le 17 septembre 2025 Thématiques: Charlemagne , Construction , Eglise , Guérison , Maladie , Origine , Roi | Empereur , Source ,

Source Saint-Willibrord
Source Saint-Willibrord. Source Mywort
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Source: Gredt, N. (Dr.) / Sagenschatz des Luxemburger Landes (1883) (moins d'1 minute)
Contributeur: Fabien
Lieu: Chapelle Saint-Jean-Baptise / Helperknapp / canton de Mersch / Luxembourg
Lieu: Source Saint-Willibrord / Boevange-sur-Attert / canton de Mersch / Luxembourg

Selon la tradition, Charlemagne aurait souffert d’épilepsie. Tous les médecins avaient perdu espoir de le guérir. Jeune et plein de vitalité, cette situation l’attristait profondément. Un vénérable abbé lui redonna courage et lui conseilla de voyager et de chasser comme remède. Charlemagne suivit volontiers ce conseil et se mit aussitôt en route.

Au cours de son voyage, il arriva également dans la région luxembourgeoise, près de Helpert. Le 5 mai, une chasse y fut organisée. La journée était étouffante, et l’empereur avait très soif, mais aucune source rafraîchissante n’était en vue. Finalement, il découvrit une fontaine sur le versant sud d’une colline. Il y but à satiété. L’herbe verte l’invita à se reposer, et, accablé de fatigue, il s’endormit.

Mais, tourmenté à nouveau par la soif, il se réveilla bientôt, but de nouveau, puis se rendormit. Encore une fois, la soif le réveilla, et il but une troisième fois avant de se lever pour rejoindre ses compagnons. Il ressentit alors un changement remarquable dans son corps : il se sentait léger, revigoré, et ne douta pas un instant que c’était à cette eau précieuse qu’il devait sa guérison.

Joyeusement, l’empereur sonna de son cor pour rassembler ses gens, leur annonça cette heureuse nouvelle et nomma la source « fontaine de la santé » (Gesundbrunnen) et la colline « montagne du salut » (Heilberg, mons salutis). En remerciement à Dieu, il fit construire à cet endroit une église en l’honneur de saint Jean-Baptiste. Bien que l’église soit aujourd’hui en ruine, une foire annuelle, qui se tint là jusqu’en 1832, rappelait encore la guérison de l’empereur. Cette année-là, la foire fut déplacée dans la vallée voisine de Fënsterthal.

L’eau de cette source posséderait réellement des propriétés curatives : conservée pendant des années dans un récipient, elle ne perd ni sa limpidité ni son goût.

(Klein, curé ; d’après un manuscrit aujourd’hui introuvable de la société archéologique.)


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