À l’endroit appelé Teufelssank (la Combe du Diable), sur le chemin de Strassen vers Kopstal, un fantôme trouble la tranquillité des passants la nuit.
Ce fantôme prend l’apparence de n’importe quelle femme, mais choisit toujours celle qui exerce le plus fort attrait sensuel sur la personne qui passe — parfois même celle dont il a réellement été épris dans sa vie.
Elle entoure alors le cou du voyageur de ses bras glacés, et tente, avec des gestes séducteurs, de l'entraîner vers le mal. Si l’homme cède à la tentation, elle fait pivoter son visage jusqu’à la nuque en éclatant de rire d’un rire diabolique.
Ce fantôme serait, selon la tradition, l’esprit d’une fille débauchée qui exerçait son métier dans les environs. Après sa mort, elle continua de hanter la région. Un moine pieux parvint à l’enfermer dans cette combe, qui depuis ce jour porte le nom de Teufelssank.
Il y a environ trente ans, un charpentier de Kopstal aurait vu ce fantôme sous les traits d’une jeune servante d’étable qu’il aimait en secret.
À la même époque, un officier militaire l’aurait rencontrée à son tour, sous l’apparence d’une courtisane commune.
(Source : J. B. Klein, curé, d’après un manuscrit de N. Steffen)


