La légende de Schmetchen, le guériseur de chevaux de Gotsingen [Flaxweiler / canton de Grevenmacher / Luxembourg]

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Publié le 10 décembre 2025 Thématiques: Alcool , Alcoolique , Animal , Cheval , Guérison , Jouer des tours , Mauvais accueil , Punition , Sorcier ,

Schmetchen, le guériseur de chevaux de Gotsingen
Schmetchen, le guériseur de chevaux de Gotsingen. Source OpenAI
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Source: Gredt, N. (Dr.) / Sagenschatz des Luxemburger Landes (1883) (moins d'1 minute)
Contributeur: Fabien
Lieu: Une maison à Gostingen / Flaxweiler / canton de Grevenmacher / Luxembourg

Dans les années cinquante vivait à Götsingen un homme d’environ 65 à 70 ans. Les gens l’appelaient de Schmetchen, sans doute parce qu’il avait autrefois été forgeron. Cet homme savait rendre les chevaux boiteux… et les remettre d’aplomb : il lui suffisait de connaître la couleur de leurs crins. Si on lui refusait à manger et à boire — son faible était l’eau-de-vie — on pouvait être sûr que les chevaux deviendraient boiteux. Schmetchen les guérissait ensuite contre un pourboire. On raconte entre autres ceci à son sujet :

Un soir, assez tard, Schmetchen entra avec quelques camarades dans une ferme à Böblingen, dite Befes, et demanda de l’eau-de-vie. Le maître de maison, voyant que les arrivants avaient déjà plus que leur compte, refusa : « Revenez demain, vous en aurez tant que vous voudrez. » Malgré les instances de Schmetchen, il maintint son refus. Alors Schmetchen s’écria : « Eh bien, puisque tu ne nous en donnes pas, demain tu nous feras chercher — et tu seras content si nous venons. »

Le lendemain, le valet annonça à son maître que tous les chevaux de l’écurie étaient couchés et se tortillaient en tous sens. Celui-ci, sachant bien qui avait causé le dommage, fit aussitôt quérir Schmetchen de Götsingen. Il vint, toucha aux chevaux — et ils furent guéris. Toutefois, les chevaux qu’il soignait restaient boiteux encore aussi longtemps qu’ils l’avaient été avant la guérison.

S’il n’avait qu’un seul crin d’un cheval, il lui suffisait d’en entourer un clou de fer à cheval, d’enfoncer ce clou dans un pieu, et le cheval était « cloué » (paralysé). Le vrai nom de cet homme était Nicolas Nicolas.


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