La légende des deux rivaux de Vilvorde et de la Nachtmare [Vilvoorde (Vlaams-Brabant / Belgique)]

Publié le 26 juin 2024 Thématiques: Amour , Arme , Esprit , Monstre , Nuit , Rivalité , Sommeil ,

Esprit et homme endormi
Esprit et homme endormi. Source Dall-E 3
ajouter aux favoris Ajouter une alerte en cas de modification augmenter la taille du texte reduire la taille du texte
Source: Teirlinck, Isidoor / Le folklore flamand: folklore mythologique, Volume 1 (1895) (moins d'1 minute)
Contributeur: Fabien
Lieu: Une maison à Vilvorde / Vilvoorde / Vlaams-Brabant / Belgique

[La Mare, Maar, Nachtmare, Nachtmerrie,] Le peuple croit que c'est une femme, une espèce de sorcière qui, la nuit, se glisse dans les chambres à coucher, se met sur la poitrine du dormeur, le presse fortement, l'empêche de respirer, le fait transpirer extraordinairement et le torture au moyen de songes épouvantables.

Men wordt van de mare berêen (bereden), on est monté par la mare ou la jument nocturne (nachtmare). Et cette croyance populaire nous fait penser aux succubes, incubes et éphialtès des anciens.

On chasse la mare avec un couteau que l'on place ouvert sur la poitrine, la pointe dirigée vers le haut. La mare « qui monte » le dormeur, est ainsi dangereusement blessée et ne revient plus jamais.

[...]

Deux jeunes gens des environs de Vilvorde aimaient la même jeune fille. L'un des deux, le préféré, avait un mal secret chaque nuit il était torturé par la mare.

Un jour, il en parla à son rival, qui lui dit en riant:
« Oh! je connais un remède infaillible; et si vous voulez l'employer, la mare ne reviendra plus. Il faut tenir un couteau bien aiguisé au-dessus de la poitrine, en ayant soin de diriger la pointe vers le bas; c'est tout. »

Le pauvre garçon fut très heureux de pouvoir se débarrasser de son mal à si bon compte; mais et ce fut son bonheur! la nuit suivante, il tint le couteau, l'extrémité dirigée vers le haut. Ainsi, la pointe blessa la mare qui ne revint plus jamais. S'il avait suivi à la lettre le conseil de son rival, le couteau lui serait entré dans la poitrine et l'aurait infailliblement tué.


Partager cet article sur :