La légende d'Uga et Tabepa [Mabuiag Island / Torres Strait Island Regional / Australia]

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Publié le 14 novembre 2025 Thématiques:

La tempête
La tempête. Source OpenAI
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Source: Haddon, Alfred C. / Folklore (1890) (2 minutes)
Contributeur: Fabien
Lieu: Ile Mabuiag / Mabuiag Island / Torres Strait Island Regional / Australia

[Remarque : mari est laissé tel quel (groupe/compagnons/parents alliés) pour rester fidèle au récit.]

Il était une fois, du côté sous le vent de Mabuiag, une femme nommée Uga qui se mit en route avec les mari d’un bel homme appelé Tabepa (ou « Tabepa mari »). Celui-ci vivait à Pulu, un petit îlot au large, de l’autre côté de Mabuiag. La mère d’Uga lui avait dit : « Ne va pas avec les hommes de Mabuiag ; va avec Tabepa. »
Tabepa coupa une grande quantité d’herbe pour une danse à Kalalug, un promontoire escarpé sur la côte ouest de Mabuiag. Uga, qui savait qu’il s’y trouvait, le rejoignit, et Tabepa l’emmena à Pulu. Il dit alors aux autres mari de Pulu de laisser à Pulu un peu de viande de tortue et de dugong pour le père et la mère d’Uga, sinon, tôt ou tard, les parents de sa femme les tueraient.

Les mari prirent ensuite une pirogue et partirent tous pour Kibuka. Ils n’y allèrent pas directement : ils gagnèrent d’abord Kaiola, puis touchèrent à d’autres îles, jusqu’à ce qu’un bon vent les pousse enfin vers Kibuka. Au bout d’un mois là-bas, Uga s’aperçut qu’elle « avait de la famille dedans » (qu’elle était enceinte), et Tabepa lui dit : « Je pense te ramener à la maison et dédommager tes parents pour cela ». Les gens de Mabuiag virent alors, au nord-ouest, des nuages de pluie et de nombreux trombes marines, et conclurent aussitôt que Tabepa revenait.

Or un homme de Mabuiag, nommé Kwoia, ancien soupirant d’Uga, gardait rancune à Tabepa parce que c’est lui qu’Uga avait choisi. Quand Tabepa aborda, Kwoia le tua soudain, lui et tous les mari qui l’accompagnaient, avec une massue de pierre, puis planta une lance dans le ventre d’Uga et la tua aussi. Tous les morts furent aussitôt transformés en marsouins, et ils regagnèrent Kibuka à la nage. Ils n’y restèrent toutefois pas longtemps : ils revinrent à Mabuiag, escortés de lourds nuages de pluie et d’un grand nombre de trombes. La tempête balaya Mabuiag ; la force des trombes brisa même des rochers. Des hommes, qui s’étaient cachés dans des fissures de la falaise pour échapper à l’orage, furent aspirés par le vent et les trombes. Ainsi périrent Kwoia et tous les habitants de Mabuiag. Les mari des tout nouveaux défunts furent conduits à Kibuka par les mari d’origine : c’étaient tous des marsouins.


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