La légende de fantôme de Marsilio Ficino [Saint-Miniato (Toscane / Italie)]

Publié le 2 août 2023 Thématiques: Animal , Cheval , Cheval fantôme , Fantôme , Mort , Prêtre | Curé , Promesse , Revenant ,

Cavalier passant devant la maison
Cavalier passant devant la maison. Source Midjourney
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Source: Collin de Plancy, Jacques Albin Simon / Légendes de l'autre monde, pour servir à l'histoire du paradis, du purgatoire et de l'enfer (1861) (moins d'1 minute)
Lieu: Une maison à Saint-Miniato / Saint-Miniato / Toscane / Italie

Marsilio Ficino, savant chanoine de Florence, qui était né dans cette ville en 1433, estimé pour ses vertus, sa science et son mérite, s'entretenait un jour avec un de ses disciples, qu'il aimait beaucoup, sur l'immortalité de l'âme. Ce disciple était Michel Mercati, qui, troublé par quelques idées philosophiques, disputait avec le bon chanoine, de manière qu'ils ne s'entendaient pas. Alors ils convinrent, sous le bon plaisir de Dieu, que celui des deux qui mourrait le premier viendrait donner au survivant des nouvelles de l'autre monde.

Quelque temps après, ils se séparèrent, Ficino restant à son canonicat de Florence et Mercati retournant dans sa famille à Saint-Miniato, ville assez éloignée de la première.

Tous deux passèrent un long temps sans se revoir, Or, un soir de l'année 1491, Michel Mercati, bien éveillé, s'occupait de ses études philosophiques, lorsqu'il entendit tout à coup le galop d'un cheval, qui s'arrêta à sa porte. Il ouvrit sa fenêtre et vit un personnage vêtu de blanc, monté sur un cheval de même couleur, qui lui cria:
Michel, rien n'est plus vrai que ce qu'on dit de l'autre monde.

Mercati reconnut son vieil ami Marsilio Ficino. Il le pria de s'arrêter. Mais le cheval reprit sa course; et bientôt il ne le vit plus.

Il envoya aussitôt à Florence un domestique sûr, qui lui rapporta le surlendemain la mort de Ficino, arrivée à l'heure même où l'apparition avait eu lieu.

Mercati, terrassé, brûla ses livres de philosophie, dit adieu au monde et à ses vaines études et ne s'occupa plus que de son salut.

Le cardinal Baronius, qui rapporte ce fait dans le cinquième volume de ses Annales de l'Église, déclare qu'il le tient du petit-fils de Michel Mercati, jeune savant, qui était alors protonotaire apostolique, et aussi recommandable par sa prudence et sa sincérité que par sa probité intacte.


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