Legendes ayant le motif ATU 408: Les trois oranges

Legendary motifs tree

Description du motif : 408 - Les trois oranges

Un prince brise insolemment la jarre d'une vieille femme (la met en colère d'une autre manière). Elle lance une malédiction : il doit tomber amoureux de trois oranges (citrons, autres fruits, filles d'origine magique) [S375]. Le prince part pour une quête (parfois très longue) au cours de laquelle il reçoit des indications, des conseils et de l'aide pour surmonter les obstacles. Le prince trouve les fruits dans un jardin (château). Lorsqu'il les ouvre, de chacun d'eux sort une belle jeune femme, souvent nue, qui demande de l'eau (peigne, miroir, serviette, vêtements, etc.) [D721.5]. Le prince ne peut donner à la troisième femme que ce qu'elle demande, et les autres filles meurent (disparaissent, retournent dans les fruits). Le prince cache la femme sur un arbre près d'une fontaine pendant qu'il va chercher des vêtements (carrosse, compagnie) pour elle. Une femme noire et laide (gitane, sorcière) vient chercher de l'eau. Elle pense que le reflet de la Fille aux Oranges est le sien [J1791.6.1], et casse sa cruche d'eau parce qu'elle se croit trop belle pour porter de l'eau. La Fille Orange rit, et la femme noire la découvre. La femme noire réussit à prendre la place de la fille orange (deux versions différentes). Le prince revient, et bien qu'il soit étonné de ce changement soudain (excuses : coups de soleil, influences du vent et du temps), il épouse la fausse mariée. 1) La femme noire pousse la fille orange dans l'eau [K1911.2.2], où elle se transforme en poisson [D170] (oiseau [D150]). La fausse mariée demande qu'il soit tué, mais de ses restes pousse un arbre. Elle demande qu'il soit abattu, mais une vieille femme (un homme) enlève une écharde (une bûche) [D610]. De cet arbre naît à nouveau la fille orange, qui fait secrètement le ménage de la vieille femme. La vieille femme trouve la fille et l'adopte. Le prince la reconnaît lorsqu'il entend l'histoire de sa vie (lorsque la fille s'occupe d'un de ses chevaux) [K1911.3], (2) La femme noire peigne (épile) la fille orange et lui enfonce une aiguille magique dans la tête. La fille se transforme en colombe [D150] et s'envole vers le château. Le jardinier (cuisinier) entend le chant de l'oiseau et demande des nouvelles du prince et de sa femme noire. La colombe est capturée et le prince en est très satisfait. Il trouve l'aiguille magique et l'enlève, et ainsi la colombe redevient la fille orange [K1911.3]. Cf. type 452B*. Après les retrouvailles du couple, la fausse mariée est punie (condamnée à une mort cruelle ; elle prononce souvent son propre jugement).

Remarques : Documenté au XVIIe siècle par Basile, Peniamerone (V,9).

Combinaisons : 310, 313, 314, 400, 403, 425, 451, 510A, 516, 709.