La légende des rencontres du sorcier du canton d'Esch-sur-Alzette [Sanem / canton d'Esch-sur-Alzette / Luxembourg]

Veröffentlicht am 14. Dezember 2025 Themen: Animal , Animal qui refuse d'avancer , Blessure , Cheval , Magie , Sorcier , 25 vues

Der Schnitter und der Zauberer
Der Schnitter und der Zauberer. Source OpenAI
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Langues disponibles: Deutsch Français English
Source: Gredt, N. (Dr.) / Sagenschatz des Luxemburger Landes (moins d'1 minute)
Contributeur: Fabien
Ort: Une route à l'extérieur de Esch / Sanem / canton d'Esch-sur-Alzette / Luxembourg

Dans le canton d’Esch, un homme roulait avec deux chevaux. Sa charrette paraissait toujours si lourde que, sur terrain plat, à peine trois autres chevaux l’auraient tirée. Mais cet homme savait quelque chose de plus. En montée, ses chevaux allaient aussi lestement qu’en descente ; et, en descente, il ne freinait pas comme le font les autres.

Un jour, il passa près d’un pré où un homme fauchait. Il le regarda souvent et dit : « Camarade, laissez-moi “aiguiser” pour vous ; je vois que vous n’y arrivez pas. » L’autre accepta, et le charretier prit son fouet, passa trois fois le manche sur la faux et dit : « Voilà, maintenant fauchez, et n’aiguisez plus. » Et, merveille, la faux coupait comme un rasoir. L’autre s’en alla, et le faucheur travailla jusqu’au soir : sa faux coupait plutôt mieux que moins bien.

Ce sorcier — car c’en était un — rencontra aussi un jour trois étudiants qui, pour plaisanter, l’avaient « retenu » par leurs arts (l’avaient ensorcelé pour l’empêcher d’avancer). Le charretier comprit tout de suite de quoi il retournait, s’approcha d’eux et dit : « Messieurs, écoutez, laissez-moi partir. » Les étudiants, incapables de lever le charme, gardèrent le silence. « Eh bien, je vais m’aider moi-même », dit le charretier ; il prit une hache, alla à la roue arrière du côté gauche, compta onze rayons et frappa dessus de la hache à grand fracas. « Aïe ! aïe ! » cria le premier étudiant, qui se retrouva à terre, la jambe en miettes. Le charretier compta de nouveau onze rayons : un coup — et le deuxième étudiant tomba, la jambe brisée. Encore onze rayons — et le troisième s’écroula. Alors le charretier revint vers eux et leur demanda s’ils voulaient désormais le laisser partir. « Nous ne pouvons pas, répondirent-ils, sinon nous l’aurions volontiers fait. » — « Il fallait le dire plus tôt, répliqua le charretier. Retenez pour une autre fois : n’“arrêtez” pas quelqu’un si vous n’êtes pas capables de le laisser repartir. Hue ! » cria-t-il, et la charrette se mit en marche. Les rayons qu’il avait frappés et fendus étaient redevenus intacts. Il remit aussi les étudiants sur pied.


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