Parmi les chevaliers alsaciens qui, en 1147, partirent avec l’empereur Conrad III pour la Terre sainte afin de combattre les infidèles, se trouvait le seigneur Conrad, ou Kuno, de Rappoltstein. Il montra qu’il était aussi vigoureux que courageux lorsque l’armée des croisés se trouvait en Syrie et assiégeait Damas.
Soudain, du milieu de l’armée ennemie, sortit un gigantesque Sarrasin. Avec un rire insolent et moqueur, il défia le plus brave des combattants chrétiens en combat singulier.
Après un court instant de réflexion, le seigneur Conrad de Rappoltstein se présenta comme adversaire. Il détourna avec adresse plusieurs coups formidables du géant, puis porta lui-même un coup si puissant qu’il fendit le Sarrasin en deux, de haut en bas.
L’empereur, devant qui le Rappoltsteinois avait remporté ce combat, lui accorda alors, ainsi qu’à toute sa lignée, le droit de porter l’image du Sarrasin vaincu comme cimier de leur casque.
Bernhard Herzog décrit ainsi les armoiries dans sa chronique : les seigneurs de Rappoltstein portent trois petits écus rouges sur champ blanc ; sur le heaume se trouve un petit homme sans bras, vêtu de blanc, portant sur la poitrine trois petits écus rouges et coiffé d’un bonnet turc jaune et pointu ; les lambrequins du heaume sont rouges et blancs.


