La légende de la libération du laird o’ Co’ [Maidens / South Ayrshire / Royaume-Uni]

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Publié le 29 janvier 2026 Thématiques:

Culzean Castle
Culzean Castle. Source [[File:Culzean Castle - geograph.org.uk - 5050711.jpg|Culzean Castle]]
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Source: Gibbings, W.W. / Folklore and Legends: Scotland (1889) (moins d'1 minute)
Contributeur: Fabien
Lieu: Culzean Castle / Maidens / South Ayrshire / Royaume-Uni

Autrefois, les propriétaires de Colzean, dans l’Ayrshire (ancêtres du marquis d’Ailsa), étaient connus dans la région sous le titre de Lairds o’ Co’, nom donné à Colzean à cause de certaines co’s (ou coves, des grottes) creusées dans le rocher au-dessous du château.

Un matin, un tout petit garçon [nain], portant une petite cruche en bois, aborda le laird près de la porte du château, le priant de lui donner un peu de bière pour sa mère, qui était malade. Le laird lui dit d’aller trouver le majordome et de faire remplir sa cruche ; et l’enfant partit comme on le lui avait ordonné.

Le majordome avait un tonneau de bière en perce, à moitié plein environ, et il entreprit de remplir la petite cruche. Mais, à son extrême surprise, il vida le fût… et la cruche n’était toujours pas même près d’être pleine. Le majordome ne voulait pas entamer un autre tonneau ; mais le petit bonhomme insista pour que l’ordre du laird soit exécuté. On alla donc en référer au laird : le majordome lui rapporta la capacité miraculeuse de la minuscule cruche et reçut sur-le-champ l’ordre de la remplir — quand bien même toute la bière de la cave y passerait.

Obéissant à cet ordre, il entama un second fût ; mais il avait à peine tiré une goutte que la cruche fut pleine, et le nain s’en alla en exprimant sa gratitude.

Quelques années plus tard, le laird, étant à la guerre en Flandre, fut fait prisonnier et, pour une raison ou pour une autre (sans doute comme espion), condamné à mourir d’une mort de criminel. La nuit précédant son exécution, tandis qu’il était enfermé dans un cachot solidement barricadé, les portes s’ouvrirent soudain à la volée, et le nain reparut en disant :
« Laird o’ Co’,
Lève-toi, et va-t’en. »

Une sommation trop bienvenue pour qu’il fût besoin de la répéter.

Une fois hors de la prison, le garçon le fit monter sur ses épaules et, en peu de temps, le déposa devant sa propre porte, exactement à l’endroit où ils s’étaient rencontrés jadis, en disant :
« Un bon service en mérite un autre.
Prends cela, pour avoir été si bon envers ma vieille mère. »


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