La légende des Trois épis [Ammerschwihr / Haut-Rhin / France]

Publié le 23 octobre 2022 Thématiques: Abbaye | Monastère , Abeille , Animal , Annonce de malheurs , Apparition , Arbre , Blé , Champs , Chapelle , Chêne , Cheval , Croix , Date précise , Demande divine , Déplacement impossible , Eglise , Escargot , Foire | Marché , Fondation d'abbaye , Forgeron , Glace , Image sacrée , Insecte , Légende chrétienne , Lumière , Mécréant , Miracle , Morsure , Mort , Origine , Origine d'un culte , Origine d'un lieu , Origine d'un lieu de culte , Ostie , Paysan , Pénitence , Prêtre | Curé , Prière , Profanation , Prophétie , Prospérité , Repentir , Sacrilège , Serpent , Signe divin , Vierge , Vision , Vol , 215 vues

La chapelle des Trois-Epis
Gzen92, CC BY-SA 4.0 , via Wikimedia Commons
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Source: Morel Retz L. / Revue des Traditions Populaires (2 minutes)
Lieu: Les Trois Epis / Ammerschwihr / Haut-Rhin / France

Sur le chemin d'Ammerschwir à Orbey, au sommet d'une haute montagne couverte de vieux sapins, un faucheur, retournant chez lui le soir, trouva devant ses pieds un limaçon [escargot] ; il prit le manche de sa faux pour l'écraser, mais il se planta le fer dans le cou et se tua. A sa mémoire on installa dans le creux d'un vieux chêne qui se trouvait sur le lieu de l'accident, un petit groupe de pierre représentant la Vierge tenant le Christ mort sur ses genoux (cet ex-voto existe encore aujourd'hui dans l'église des Trois-Epis).

Eu 1491, un maréchal-ferrant d'Orbey nommé Théodore Schera, passant par là, fit une prière à l'intention du mort; la Vierge lui apparut « reluysante d'une beauté sortable à la qualité de sa personne; » elle tenait trois épis dans la main droite et un lingot de glace dans la main gauche; elle lui ordonna de se rendre à Ammerschwir, d'exhorter les gens à la pénitence et à la vertu, après quoi elle disparut.

Notre homme se rendit en effet à Ammerschwir, mais, arrivé la, la peur le prit qu'on ne le crût pas et qu'on ne le traitât d'imposteur, et il ne dit rien de son aventure.

Or, un jour qu'il avait acheté un sac de blé et qu'il se disposait à le charger sur son cheval, le sac se trouva si lourd qu'il lui fut impossible de le soulever; il appela les voisins à son aide, mais le sac résista à tous les efforts et ne bougea pas. Schera se souvint alors de ce que la Vierge lui avait dit et ne doutant pas qu'elle n'eût voulu, par ce fait extraordinaire, lui rappeler ses instructions, il alla trouver les Echevins et, en présence du clergé qu'on avait rassemblé en toute hâte, il raconta son histoire; aussitôt après, étant retourné prendre son sac de blé, il le souleva sans peine et le chargea sur son cheval.

Alors, sur le lieu de l'apparition, on éleva une chapelle à la Vierge des Trois-Epis, et cet endroit devint et est encore un pèlerinage très populaire en Alsace.

La légende que je viens de résumer est racontée en latin et en Allemand dans un manuscrit du XIe siècle, écrit sur parchemin, et conservé encore aujourd'hui au presbytère établi dans les vastes bâtiments d'un ancien couvent.

Il existe une seconde légende, très postérieure à la première, car elle remonte seulement au commencement du XVIIIe siècle; elle a été relatée pour la première fois par Robert d'Ichtersheim (Ratisbonne, 1710), la voici dans sa grâce poétique.

Un homme allant à la communion, avait gardé l'hostie dans sa bouche et l'emportait pour la profaner; arrivé près d'un champ de blé, il fut effrayé de son action et jeta dans le champ l'hostie. qui demeura suspendu entre trois épis. Des passants le lendemain remarquèrent des abeilles qui voltigeaient autour de ces épis; ils s'approchèrent et virent l'hostie autour de laquelle les insectes avaient bâti comme un nid de cire et de miel; et c'est là que la chapelle aurait été bâtie.

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Source: Wetterlé, Émile (abbé) / Notre Alsace, notre Lorraine (moins d'1 minute)
Contributeur: Fabien
Lieu: Les Trois Epis / Ammerschwihr / Haut-Rhin / France

Au XVe siècle, au sommet de la montagne qui s'appelle aujourd'hui les Trois-Épis, il n'y avait qu'un arbre, un vieux chêne à l'ombre duquel avait été placée une statue de la Vierge en souvenir d'un faucheur piqué mortellement à cette place par une vipère.

Un forgeron d'Ofbey, Henri Doller, qui passait à cet endroit, avec douze fers de faux sur son dos, murmura une prière pour le repos de l'âme du pauvre faucheur. La Vierge se plaça devant lui: de la main droite, elle présentait trois beaux épis mûrs ; de la main gauche, elle tenait dans un pli de sa robe des grêlons et des morceaux de glace :
— Écoute, lui dit-elle. Dieu punira ceux qui ne songent qu'aux choses de la terre ; les grêlons et la glace sont pour eux. Mais pour ceux qui élèveront leur âme vers le ciel, voici sa bénédiction sous la forme de trois épis mûrs. Va, bon forgeron, et répète ce que je t'ai dit.

« Si je répète ce que j'ai vu et entendu, on ne me croira pas, » pensa Doller. Son silence fut puni par la grêle et le malheur. Alors il confia son apparition au curé et au bailli de Morschwihr. La Chapelle des Trois-Épis fut construite.

Les pèlerins y affluèrent et une moisson d'espérance se leva par toute l'Alsace.

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Langues disponibles: Deutsch English Français
Source: Mündel, Curt / Die sagen des Elsasses (2 minutes)
Contributeur: Fabien
Lieu: Les Trois Epis / Ammerschwihr / Haut-Rhin / France

1) Ein frecher Geselle, dem nichts heilig war, hatte sich eines Tages in die Kirche von Nieder-Morschweier geschlichen und daselbst die silberne Monstranz gestohlen. Er floh damit den Berg hinauf und warf die Hostie im Vorübergehen in ein nahes Ährenfeld. Sie blieb an drei dicht nebeneinander stehenden Halmen hängen, und siehe, alsobald flog ein wilder Bienenschwarm mit melodischem Summen herbei und umgab die Halme, als wollte er dieselben schützen und dem Leibe des Herrn Ehre erweisen.

Die Leute, welche vorüberzogen, sahen dem seltsamen Treiben der Bienen zu und fielen vor der wundervollen Hostie nieder und priesen die göttliche Macht, welche sich daran offenbarte.

Bald wurde das Wunder nah und fern bekannt. Man baute an der heiligen Stätte ein Kloster und eine Wallfahrtskirche, Dreien-Ähren genannt, und wenn die Landleute in derselbigen Gegend ihr Getreide säen wollen, so versäumen sie nicht, ein wenig Staub aus der Kirche unter ihre Aussaat zu mischen, damit sie desto besser gedeihe.

2) Die von den Pilgern als wirkliche Begebenheit angenommene Sage ist folgende: Ein Schmied von Urbeis, namens Dietrich Schöre, begab sich den 14. September 1491 zu Pferd aus seinem Orte nach Niedermorschweier, um auf dem Markte daselbst Getreide zu kaufen. Da gelangte er, oben auf dem Bergplane, zu einem alten Eichbaume, in dessen mächtigem Stamme das Bild der „schmerzhaften Mutter“ aufgestellt war. Bei seinem Anblicke stieg der fromme Mann vom Pferde, kniete nieder und sprach ein herzliches Gebet für die Seele eines armen Mähders, der in demselben Jahre an dieser Stelle durch einen Schlangenbiß ums Leben gekommen war und zu dessen Andenken jenes Bild von dessen Freunden und Verwandten gestiftet worden war. Siehe, da füllte sich der Raum um die Eiche plötzlich mit rosenlichtem Glanze, und vor ihm stand die Himmelskönigin selbst, in weißem, strahlendem Gewande. In der rechten Hand hielt sie einen Fruchtstengel, aus dem drei Ähren sich erhoben, in der linken einen Eiszapfen. Mit sanften, eindringlichen Worten belehrte Maria den Mann über die Bedeutung der sinnbildlichen Zeichen, die sie in den Händen trug: Fruchtbarkeit und Segen aller Art verkünden die drei Ähren den Umwohnern, wenn sie ihre Sünden bereuen und sich zu besserem Lebenswandel bekehren wollen; der Eiszapfen aber bedroht sie mit Krankheiten, Hagel und Mißwachs, im Falle sie unbußfertig in ihren Sünden beharren. „Gehe dahin“, setzte sie hinzu, „verkündige den Leuten drunten, was du gesehen und gehört, ermahne sie zur Reue, zu guten Werken und Bittgängen.“ Mit diesen Worten verschwand die glänzende Erscheinung.

Schöre ritt, in Gedanken über dieselbe versunken und über den Auftrag, den er erhalten, langsam den Berg hinab.

In Niedermorschweier angelangt, begab er sich auf den vielbesuchten Markt; allein er getraute sich nicht, jemandem von seiner Erscheinung und von dem aufgetragenen Befehle zu sprechen, aus Furcht, man möchte ihm keinen Glauben beimessen und seiner spotten.

Er kaufte also sein Getreide und schickte sich an, den vollen Sack auf sein Pferd zu laden, wie er dies immer getan. Allein trotz aller Kraft, die er anwandte, konnte er den Sack nicht von der Erde bewegen. Er rief einen Bekannten, dann mehrere andere zu Hilfe; auch ihren vereinten Anstrengungen wollte es nicht gelingen, den Sack emporzuheben.

Jetzt aber durchfuhr ihn plötzlich der Gedanke an die Erscheinung auf dem Berge und an den Befehl der heiligen Jungfrau, den er aus Menschenfurcht verheimlicht hatte. Er fiel auf seine Knie nieder, bat Maria inbrünstig um Vergebung und verkündete allem Volke, was er gesehen und gehört, und rief alle zur Buße auf. Nun trat er wieder zu seinem Pferde, und siehe, der Sack ließ sich wie sonst mit leichter Mühe aufheben, und getrost ritt Schöre seinem Wohnort zu.

Seine Erzählung wurde nach und nach in der ganzen Umgegend bekannt; Buß- und Bittgänge wurden in allen Dorfschaften gehalten. An der Stelle, wo der Eichbaum mit dem Gnadenbilde gestanden, erhob sich bald nachher eine Kapelle, die der heiligen Jungfrau zu den drei Ähren geweiht wurde und später die Erbauung einer Kirche und eines Klosters veranlaßte.


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