La légende de la bénédiction du cimetière d'Alyscamps [Arles (Bouches-du-Rhône)]

Publié le 23 juin 2024 Thématiques: Bénédiction , Bruit , Cimetière , Empreinte , Empreinte dans la roche , Jésus , Origine d'une trace dans la roche , Pierre | Roche , Revenant , Saint | Sainte , Saint Trophime ,

Alycamps
Alycamps. Source Trajan, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons
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Source: Balleydier, Alphonse / Les Bords du Rhône de Lyon à la mer: chroniques, légendes (1843) (moins d'1 minute)
Contributeur: Fabien
Lieu: Alyscamps / Arles / Bouches-du-Rhône / France

[...] Les champs Elisées [sont] le lieu que les Romains et les premiers fils du Christianisme ont choisi pour dormir leur sommeil de mort. Silence, touriste! nous foulons aux pieds la poussière de trois grandes civilisations.
Les Gaulois furent les premiers à défricher celte terre pour y ensemencer les corps de leurs frères.
Après eux les Romains y déposèrent les urnes renfermant les cendres de leurs morts, les Chrétiens vinrent ensuite se coucher auprès des Gaulois et des Romains, leurs prédécesseurs.
On dit que le fils de Dieu lui-même avait pris soin de bénir leurs places.

La légende religieuse de ce temps rapporte ainsi ce fait merveilleux. Dans ce temps-là, saint Trophime convoqua les évêques de la Gaule pour bénir les Aliscamps; tous répondirent à son appel, mais quand l'heure de la consécration fut advenue, ils s'excusèrent par esprit d'humilité. Alors, Jésus-Christ apparaissant au milieu d'eux, leva ses mains, et bénit lui-même le cimetière. Pendant la consécration on entendit une musique qui venait du ciel, une musique d'ange, tellement suave, si pleine d'harmonie que plusieurs vestales soulevèrent le marbre de leur tombeau pour mieux l'entendre.

Le rocher sur lequel le Sauveur fléchit le genou conserve encore l'empreinte de sa divine génuflexion.

Saint Trophime et les évêques élevèrent de leurs propres mains un autel en terre, à la place même où Jésus-Christ leur avait apparu.

L'archevêque Michel de Morières, qui rappelle cette tradition dans une lettre encyclique adressée à toute la chrétienté, assure que les voix célestes et la musique des anges n'ont pas cessé de se faire entendre dans le cimetière du paganisme, sanctifié par le Fils de Dieu.


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