Un jour le père Cristoul du Pô ensevelissait un mort avec deux de ses camarades. Lorsqu’il finissait de coudre le linceul et qu’il ne lui restait plus que la partie recouvrant les pieds à ensevelir, l’un de ses camarades lui dit : « Si tu veux aller au sabbat, c'est le moment ; gratte-lui les ongles des pieds et met les rognures dans ta poche ; tu accompagneras alors toujours les Kerions. »
Il sut après que ce camarade allait lui-même au sabbat, et qu’il voulait trouver un remplaçant. Il en trouva un plus tard, et celui-ci lui en voulut toute sa vie. Un soir, il vint avec toute la bande l’ensevelir dans son lit, mais il se réveilla avant qu’il n’eussent fini et appela ses voisins au secours. Il eut mille peines à lui enlever son linceul, qui n’était pas cousu, mais seulement entortillé.