La légende de la sirène mariée à un homme de l’île d’Unst [Baltasound / Shetland Islands / Royaume-Uni]

Veröffentlicht am 21. Januar 2026 Themen: Animal , Fourrure , Ile , Libération , Mariage , Mer , Phoque , Prisonnier , Sirène , Transformation , Transformation en animal , 13 vues

Phoque
Phoque. Source Bearded Seal (Erignathus barbatus), Baltasound marina by Mike Pennington, CC BY-SA 2.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0>, via Wikimedia Commons
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Source: Gibbings, W.W. / Folklore and Legends: Scotland (2 minutes)
Contributeur: Fabien
Ort: Île de Unst / Baltasound / Shetland Islands / Royaume-Uni

On raconte l’histoire d’un habitant de l’île d’Unst qui, se promenant sur la grève sablonneuse d’un voe (une petite baie), vit, au clair de lune, un groupe d’hommes de la mer et de femmes de la mer danser, tandis que plusieurs peaux de phoque étaient éparpillées à terre, près d’eux.

À son approche, ils s’enfuirent aussitôt pour récupérer leurs “habits” ; et, revêtant la forme de phoques, ils se jetèrent sur-le-champ dans la mer. Mais le Shetlandais remarqua qu’une peau se trouvait tout près de ses pieds : il s’en empara, l’emporta prestement et la cacha.

Quand il revint sur le rivage, il rencontra la plus belle jeune femme que des yeux mortels aient jamais contemplée : elle se lamentait du vol qui l’avait rendue exilée de ses amis sous-marins et prisonnière du monde d’en haut. En vain elle le supplia de lui rendre son bien : l’homme avait bu profondément à l’amour et se montra inflexible. Toutefois, il lui offrit protection sous son toit, comme fiancée et épouse promise.

La dame de la mer, comprenant qu’elle devait désormais vivre sur la terre, jugea qu’elle ne pouvait mieux faire que d’accepter. Cette étrange union dura de longues années, et le couple eut plusieurs enfants. L’amour du Shetlandais pour sa femme-sirène était sans bornes, mais il n’était rendu qu’avec froideur. Souvent, la dame s’échappait seule vers la grève déserte ; et, à un signal, un grand phoque apparaissait, avec lequel elle s’entretenait longuement et avec anxiété, dans une langue inconnue.

Les années passèrent ainsi, lorsqu’un jour l’un des enfants, en jouant, découvrit cachée sous une meule de blé une peau de phoque ; ravi de sa trouvaille, il courut la porter à sa mère. Ses yeux brillèrent de ravissement : elle la contempla comme un bien à elle — comme le moyen par lequel elle pourrait traverser l’océan et regagner son pays natal.

Elle éclata en une joie extatique, qui ne se calma que lorsqu’elle aperçut ses enfants, qu’elle allait à présent abandonner. Après les avoir embrassés à la hâte, elle s’élança de toutes ses forces vers la mer.

Le mari rentra aussitôt, apprit ce qui venait d’être découvert, et courut pour rattraper sa femme ; mais il n’arriva qu’à temps pour voir sa métamorphose achevée — pour la voir, sous la forme d’un phoque, bondir d’un rebord de rocher dans la mer. Le grand animal du même genre avec lequel elle avait eu ses conversations secrètes apparut bientôt, et la félicita manifestement, avec la plus tendre effusion, de son évasion.

Mais avant de plonger vers des profondeurs inconnues, elle jeta un dernier regard au malheureux Shetlandais ; et les traits de son désespoir éveillèrent en elle quelques fugaces mouvements de pitié.

— Adieu, lui dit-elle, et que tout bien vous accompagne. Je vous ai bien aimé tant que j’ai vécu sur la terre, mais j’ai toujours aimé mon premier mari beaucoup davantage.


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