La légende du cadeau du paysan aux fées de Rubislaw [Denholm / Scottish Borders / Royaume-Uni]

Veröffentlicht am 20. Februar 2026 Themen: Accouchement , Animal , Fée , Foire | Marché , Générosité , Montagne , Mouton , Paysan , Récompense , Vêtements , 14 vues

Paysan offrant un vêtement aux fées
Paysan offrant un vêtement aux fées. Source OpenAI
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Source: Gibbings, W.W. / Folklore and Legends: Scotland (moins d'1 minute)
Contributeur: Fabien
Ort: Rubers Law / Denholm / Scottish Borders / Royaume-Uni

Depuis des temps immémoriaux, à Hawick, durant les deux ou trois dernières semaines de l’année, il se tient une fois par semaine des marchés où l’on vend des moutons destinés à l’abattage ; et la plupart des gens — des classes moyennes et modestes — ont coutume d’y faire leurs provisions.

Un pauvre homme de Jedburgh, qui se rendait à Hawick pour assister à l’un de ces marchés, traversait le versant de Rubislaw le plus proche de la Teviot, lorsqu’il fut soudain alarmé par un bruit effrayant et inexplicable. Le vacarme, pensa-t-il, venait d’une immense multitude de voix féminines ; mais aucun être, aucun objet d’où il pût provenir, n’était visible. Dans ce concert se mêlaient hurlements et lamentations, cris de gaieté et éclats de joie ; pourtant, il ne put distinguer clairement que ces mots, répétés :
— « Oh, un enfant est né, mais on n’a rien pour l’habiller ! »

Il semblait que la cause de cette musique de fées fût la naissance d’un enfant féerique : les fées, à l’exception de deux ou trois qui se désolaient de n’avoir rien pour couvrir le petit innocent, se réjouissaient avec la jovialité qui accompagne d’ordinaire un tel événement.

Le paysan, stupéfait, se voyant au milieu d’une troupe d’êtres invisibles, dans une lande sauvage, loin de toute aide humaine — au cas où il en aurait besoin — fut saisi d’une grande frayeur. Entendant la plainte clamée encore et encore, il ôta aussitôt son plaid et le jeta à terre. Il fut immédiatement happé par une main invisible ; et les lamentations cessèrent sur-le-champ, tandis que les cris de joie redoublaient.

Estimant qu’il avait ainsi contenté ses amis invisibles, il ne perdit pas un instant et s’enfuit, reprenant la route de Hawick en songeant à cette aventure singulière. Là, il acheta un mouton — une affaire remarquablement bonne — puis rentra à Jedburgh.

Il n’eut aucune raison de regretter sa générosité envers les fées : dès lors, de jour en jour, sa fortune augmenta, et il vécut jusqu’à sa mort en homme riche et prospère.


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