La légende de Ke-lii-kuku et du prophète [Hawaiian Beaches / Hawaii County / United States]

Veröffentlicht am 17. April 2026 Themen: Destruction , Eruption volcanique , Mort , Prophétie , Suicide , Volcan , 6 vues

Le chef devant son Île
Le chef devant son Île. Source OpenAI
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Source: Westervelt, William Drake / Hawaiian legends of volcanoes (2 minutes)
Contributeur: Fabien
Ort: Cape Kumukahi / Hawaiian Beaches / Hawaii County / United States

[Il y avait qui s']appelaient Ke-lii-kuku (le chef de Puna qui se vantait). Il était fier de Puna, célébrée dans les chants et les légendes.

Belle Puna ! Claire et belle,
Comme une natte déployée.
Rayonnante comme le soleil,
Bordée par la forêt de Malio.

Ke-lii-kuku se rendit sur l’île d’Oahu. Il se vantait sans cesse que rien ne pouvait être comparé à Puna, à ses arbres et à ses lianes au doux parfum.

Il rencontra un prophète de Pele, Kane-a-ka-lau, dont la demeure se trouvait sur l’île de Kauai. Le prophète demanda à Ke-lii-kuku de lui parler de sa terre natale. Le chef se réjouit de cette occasion de se vanter. D’après les Tales of a Venerable Savage, le chef déclara :
« Je suis Ke-lii-kuku de Puna. Mon pays est charmant.
L’abondance s’y trouve.
Il y a de riches plaines sablonneuses où tout pousse merveilleusement. »

Le prophète se moqua de lui en disant :
« Retourne dans ton beau pays. Tu le trouveras désolé.
Pele en a fait un amas de ruines.
Les arbres sont descendus des montagnes jusqu’à la mer.
Les ohias et les puhalas sont sur le rivage.
Les maisons de ton peuple ont brûlé.
Ta terre est devenue stérile.
Tu n’as plus de peuple.
Tu ne peux plus vivre dans ton pays. »

Le chef, à la fois en colère et saisi de peur, répondit au prophète qu’il retournerait dans sa propre terre pour voir si ces paroles étaient vraies ou fausses. Si elles étaient fausses, il reviendrait tuer le prophète pour avoir parlé avec mépris de son beau pays.

Rapidement, rameurs et voiles de natte ramenèrent le chef vers son île. Lorsqu’il arriva sur le côté oriental d’Hawaï, il débarqua et gravit le point le plus élevé d’où il pouvait apercevoir sa bien-aimée Puna. Là, au loin, elle gisait sous d’épais nuages de fumée qui recouvraient toute la contrée. Quand les vents soulevèrent ces nuages et les repoussèrent, il vit que toute sa plaine fertile était noire de lave, encore brûlante, et qu’elle continuait sans cesse à déverser d’épaisses colonnes de fumée. Les restes des forêts étaient eux aussi noyés dans des nuages de fumée, à travers lesquels jaillissaient des flammes fulgurantes qui grimpaient jusqu’au sommet des plus grands arbres.

Pele avait entendu le chef fanfaron, et elle avait montré qu’aucune terre autour de son gouffre de feu n’était à l’abri de sa volonté.

Ke-lii-kuku attrapa une longue liane, la lança par-dessus un arbre et se pendit.


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